Échanger, communiquer entre UP quand « L’ACTUALITE NOUS BOUSCULE JUSQUE DANS NOTRE ACTION »

Merci à Louis CAUL-FUTY (UP Savoie Mont-Blanc), membre du Bureau AUPF, pour cette mise à disposition d’un document de réflexion et échange, pertinent tout autant pour la « Fédé » que pour l’AUPF :

La tragédie de ce mois de janvier et le contexte socio-historique préoccupant qui l’explique interpellent l’Etat, les Institutions, les Citoyens. Ils nous bousculent dans notre action culturelle et éducative.

(…)

Comme à d’autres périodes décisives, la situation sociale actuelle porte en elle les conditions de son dépassement vers de nouvelles représentations de soi et du monde. Encore faut-il l’aide d’une culture active, de savoirs critiques.

(…) Poursuivons notre réflexion sur les champs d’interventions, les moyens, les méthodes, les enjeux, les publics…

Essayons de hiérarchiser nos priorités d’interventions en fonction des domaines où se cristallisent les enjeux de société, en montrant des collaborations avec d’autres associations éducatives.

Collaborons, communiquons entre UP ; faisons appel à la Fédé [1] pour coordonner nos pratiques…

Produisons, proposons des savoirs, des valeurs. Partageons des valeurs sur lesquelles peuvent se construire des réalités nouvelles qui invitent les populations à participer à la construction de leur histoire.

[1] Louis fait ici référence à la Fédération des UP de Savoie pour laquelle le texte a été dans un  1er temps rédigé 

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1 commentaire

  1. Michel

     /  février 11, 2015

    Bonjour,
    Je trouve excellent le texte de Louis.
    Mais je voudrais apporter non une contradiction ou une nuance, mais ​un éclairage complémentaire.
    En effet, j’ai été un moment interpellé par l’expression « communiquer des savoirs ». J’ai travaillé pas mal sur la didactique de certaines disciplines, et sur la didactique en général, en tout cas assez pour savoir que communiquer ou transmettre des savoirs ne suffit pas, en ce sens que ce n’est pas toujours opérationnel.
    Pourquoi?
    Parce que les savoirs apportés par le prof ou l’intervenant se heurtent parfois à un obstacle de poids, mais souvent ignoré ou minoré: les représentations mentales que tous nous véhiculons. Ces représentations, ce sont nous qui nous les forgeons, à partir d’éléments d’information pertinents ou non. Comme c’est nous qui les produisons, ces représentations sont de l’ordre de l’intime (Cf. l’intime conviction), et donc nous y tenons. Elles sont donc stables, même si elles sont erronées.
    Enseigner, c’est donc amener l’apprenant (par exemple l’auditeur d’une UP) à substituer des représentations plus pertinentes à des représentations erronées. C’est difficile pour la raison exposée: nous tenons à nos représentations (même inconsciemment).
    Comment donc parvenir à faire évoluer les représentations vers du plus pertinent? En mettant l’apprenant dans une situation d’apprentissage telle qu’il se rende compte de lui-même que sa représentation n’est plus opératoire. Et du coup, l’apprenant est amené, par sa propre réflexion, à changer de représentation.
    C’est là où je remets en scène le texte de Louis.
    En effet, après le passage auquel je faisais allusion plus haut, Louis aborde la question du savoir avec un angle différent: il parle de « construire d’autres rapports aux savoirs », d’aider « les individus à se construire d’autres représentations du monde et d’eux-mêmes », et il précise « qu’il s’agit d’un travail de la culture, et non d’une simple transmission de connaissances ».
    Et là, je suis complètement d’accord. La question des représentations est tout à fait centrale. Elle l’est pour nous, pour le public que nous voulons toucher…et elle l’est pour terroristes de tout poil…ce qu’ont bien compris ceux qui leur lavent le cerveau.
    Je crois donc, pour prolonger le texte de Louis, qu’il est essentiel que l’éducation populaire ait une réflexion là-dessus..et pourquoi pas l’AUPF lors du prochain colloque…
    Certes cela ne dispense pas, bien au contraire, de recourir aux savoirs savants: mais ceux-ci ne doivent être convoqués que comme matériaux d’une réflexion reposant sur une approche critique. Cela peut paraître terriblement austère ou aride, notamment dans le cadre d’une UP.
    Mais les UP, que je sache, ont une visée d’exigence, d’une part, et d’autre part ce travail a priori aride peut l’être moins si l’on met en œuvre des techniques pédagogiques appropriées.
    … J’espère ne pas avoir abusé de votre patience de lecteur avec cette réaction un peu longuette.
    Michel MARC, UP Berry / Bureau AUPF

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