Entrepreneurs : découvrez si vous pouvez bénéficier de l’allocation chômage (ARE)

Entrepreneurs : découvrez si vous pouvez bénéficier de l’allocation chômage (ARE)

Créer ou reprendre une entreprise tout en bénéficiant de l’allocation chômage soulève de nombreuses questions, notamment sur les conditions de cumul, les démarches à effectuer et les choix à privilégier entre différentes aides.

Les règles évoluent régulièrement, notamment avec l’introduction de nouveaux plafonds et modalités à partir de 2025. Comprendre les dispositifs existants, leurs avantages et leurs limites, permet d’optimiser sa situation financière et de sécuriser le lancement de son activité. Tour d’horizon des points clés à connaître pour faire le bon choix et démarrer son projet entrepreneurial en toute sérénité.

Les conditions d’accès à l’ARE pour les créateurs ou repreneurs d’entreprise

Pour bénéficier de l’Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) en tant que créateur ou repreneur d’entreprise, il est impératif d’être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail et de maintenir cette inscription tout au long de votre projet. L’actualisation mensuelle, incluant la déclaration des revenus issus de l’activité, reste obligatoire.

L’ARE n’est accessible qu’aux personnes ayant perdu leur emploi de façon involontaire (licenciement, fin de CDD, rupture conventionnelle) ou pour motif légitime, et n’ayant pas opté pour l’ARCE, ces deux dispositifs étant exclusifs. Les bénéficiaires ne doivent pas avoir atteint l’âge légal de la retraite. À noter : la nature de la rupture du contrat de travail conditionne l’accès à l’ARE.

Le cumul de l’ARE avec les revenus d’une nouvelle activité

Le cumul de l’ARE avec les revenus d’une activité indépendante est possible, sous réserve de déclarer chaque mois ses gains à France Travail. Le montant de l’allocation est alors ajusté : 70 % des revenus bruts issus de l’activité sont déduits de l’ARE mensuelle, sans jamais dépasser le salaire antérieur. Depuis le 1er avril 2025, ce cumul est plafonné à 60 % des droits restants, sauf dérogation.

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Les micro-entrepreneurs bénéficient d’un abattement forfaitaire selon la nature de leur activité. En cas de début d’activité avant l’inscription à France Travail, le cumul intégral reste possible. Une régularisation intervient en fin d’année sur la base des revenus réels déclarés.

Le calcul et le versement de l’ARE pour les entrepreneurs

Le calcul de l’ARE pour les créateurs ou repreneurs d’entreprise repose sur la déduction de 70 % des revenus bruts mensuels générés par l’activité, du montant de l’allocation initiale.

Pour les micro-entrepreneurs, le chiffre d’affaires déclaré est réduit d’un abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité) avant calcul. En l’absence de justificatifs immédiats, une avance de 80 % de l’ARE peut être versée, avec régularisation dès réception des documents. Si les revenus cumulés dépassent le salaire de référence, l’allocation est suspendue. Une vigilance particulière est donc requise lors des déclarations mensuelles, afin d’éviter tout trop-perçu ou interruption de droits.

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ARE ou ARCE : comment choisir selon votre situation ?

Le choix entre ARE et ARCE dépend de plusieurs critères clés. L’ARE offre un revenu mensuel régulier, idéal pour sécuriser la trésorerie lors d’un démarrage progressif ou incertain, tout en maintenant une protection sociale complète. À l’inverse, l’ARCE permet de percevoir rapidement 60 % de ses droits sous forme de capital, facilitant les investissements initiaux, mais sans filet mensuel en cas de démarrage lent.

Fiscalement, l’ARCE peut entraîner une imposition plus forte si le capital est versé sur une seule année. L’ARE est donc à privilégier pour tester son activité ou en l’absence de visibilité sur les revenus, tandis que l’ARCE s’adresse aux projets nécessitant un apport immédiat et à la rentabilité prévisible.

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antoine laurent

Passionné par l’actualité et soucieux de rendre l’information accessible à tous, Antoine, journaliste spécialisé dans les politiques sociales, l’économie et l’éducation, a rejoint Université Populaire pour décrypter les réformes et les dispositifs d’aide avec clarté et précision.