L’année 2025 marque une étape importante dans la reconnaissance des maladies méconnues ouvrant droit à l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH). Alors que de nombreuses personnes vivent avec des conditions invisibles, souvent mal comprises et sous-diagnostiquées, il devient crucial d’élargir les critères d’éligibilité pour offrir un soutien adapté.
Cet article explore les nouvelles pathologies désormais reconnues par le dispositif de l’AAH, mettant en lumière les avancées significatives réalisées pour améliorer la qualité de vie des personnes concernées. Découvrez comment ces évolutions législatives peuvent transformer le quotidien de milliers de bénéficiaires potentiels et contribuer à une société plus inclusive.
Objectif et critères d’éligibilité de l’AAH
L’AAH est une aide financière essentielle destinée à garantir un revenu minimum aux personnes en situation de handicap, incapables de travailler ou ayant une capacité de travail réduite.
Pour être éligible, il faut répondre à plusieurs critères : un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou entre 50 % et 79 % avec des restrictions substantielles pour l’emploi. Les bénéficiaires doivent avoir au moins 20 ans, résider en France de manière permanente, et respecter un plafond de ressources.
L’attribution de l’AAH est gérée par la CAF ou la MSA, après dépôt d’une demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
Procédure de demande et évaluation du taux d’invalidité
Pour ésolliciter l’AAH, il est impératif de dposer une demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de votre lieu de résidence. La MDPH joue un rôle central en recevant les dossiers et en coordonnant leur évaluation.
Ensuite, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) intervient pour statuer sur l’éligibilité à l’AAH, notamment en évaluant le taux d’incapacité. Ce taux est déterminé selon trois catégories : inférieur à 50 %, entre 50 % et 80 %, et supérieur à 80 %. Un taux d’au moins 80 % est requis pour bénéficier pleinement de l’AAH, sauf exceptions spécifiques.
Maladies éligibles et différences avec la RQTH
La MDPH reconnaît diverses maladies pouvant donner droit à l’AAH, telles que la dépression, l’autisme, le cancer ou encore la sclérose en plaques. Cependant, cette liste n’est pas exhaustive et chaque cas est évalué individuellement.
Contrairement à l’AAH, qui nécessite un taux d’incapacité d’au moins 80 %, la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) peut être accordée avec un taux entre 50 % et 79 %, si la personne est apte au travail. Ainsi, l’AAH se concentre sur les limitations sévères, tandis que la RQTH facilite l’insertion professionnelle malgré le handicap.


