Les aidants familiaux jouent un rôle crucial en France, avec entre 8 et 11 millions de personnes concernées. Pourtant, les entreprises peinent souvent à mettre en place des politiques de ressources humaines adaptées pour les soutenir.
D’ici 2030, un salarié sur quatre sera aidant, soulignant l’urgence d’une action structurée. Les managers doivent être formés pour repérer les signes de difficulté et encourager un climat de confiance, où le dialogue est ouvert et sans jugement.
Des aménagements tels que le télétravail ou des horaires flexibles peuvent faire une différence significative, évitant les tensions liées aux arrangements informels et promouvant une communication libérée.
Comprendre l’ampleur du phénomène des aidants familiaux
En France, le nombre d’aidants familiaux oscille entre 8 et 11 millions, un chiffre qui souligne l’importance de ce rôle souvent méconnu. D’ici 2030, un salarié sur quatre pourrait être concerné, selon le baromètre des Aidants de l’association Je T’aide.
#Aidants | En France, plus de 9 millions d’aidants accompagnent quotidiennement un parent, un enfant, un conjoint ou un proche fragile. Ils assument cette responsabilité en parallèle de leur vie personnelle, étudiante ou professionnelle.
💡Des dispositifs de soutien et des… pic.twitter.com/c3j2gxlIEX
— Ministère des Solidarités (@Solidarite_gouv) December 22, 2025
Cette évolution démographique impose aux entreprises de repenser leurs politiques RH pour mieux soutenir ces employés. Christine Lamidel, directrice générale de Tilia, insiste sur la nécessité d’une structure claire pour aider les managers à accompagner ces collaborateurs.
En effet, reconnaître et valoriser le rôle des aidants est essentiel pour préserver leur bien-être et, par extension, leur efficacité professionnelle.
Les risques des arrangements informels pour les aidants
L’absence de politiques RH claires pour les aidants familiaux expose les entreprises à des risques significatifs. Les arrangements informels, bien que souvent bien intentionnés, peuvent engendrer des inégalités et des tensions au sein des équipes.
Christine Lamidel, souligne que ces pratiques peuvent nuire à la cohésion et à l’équité, tout en mettant une pression indue sur les managers. Pour éviter ces écueils, il est crucial d’instaurer des politiques officielles qui garantissent un traitement équitable pour tous les salariés.
En favorisant un dialogue ouvert et en proposant des aménagements adaptés, les entreprises peuvent non seulement soutenir les aidants, mais aussi renforcer leur engagement et leur productivité.
Créer un climat de confiance pour les aidants
Pour instaurer un climat de confiance, les managers doivent encourager un dialogue ouvert et sans jugement. Il est essentiel que les salariés aidants se sentent à l’aise pour partager leurs défis sans craindre d’être stigmatisés. Christine Lamidel, souligne l’importance de phrases simples comme « je suis là pour en parler », qui peuvent faire une grande différence.
Les managers doivent être formés pour repérer les signes de difficulté, tels que l’absentéisme ou la baisse de performance, et proposer des solutions adaptées. Des aménagements comme le télétravail ou des horaires flexibles peuvent être mis en place pour alléger la charge des aidants, renforçant ainsi leur bien-être et leur engagement professionnel.


