La canicule, phénomène météorologique de plus en plus fréquent et intense, soulève des questions cruciales concernant les conditions de travail. En 2025, la législation évolue pour mieux protéger les travailleurs face à ces vagues de chaleur extrême.
Quels sont les droits des employés lorsqu’il devient insupportable de travailler sous une chaleur accablante ? Quelles mesures peuvent être prises par les employeurs pour garantir la sécurité et le bien-être de leurs équipes ? Cet article explore les dispositions légales actuelles, offrant un éclairage essentiel sur vos droits et obligations en période de canicule. Découvrez comment naviguer sereinement dans ce climat professionnel en mutation.
Impact de la canicule sur le monde du travail en France
La France est actuellement confrontée à une vague de chaleur intense, avec 84 départements placés sous vigilance orange. Cette situation extrême pose des défis considérables pour les travailleurs et les entreprises, notamment dans les secteurs de la construction et de l’agriculture, où l’exposition au soleil est inévitable.
Un nouveau décret, qui entrera en vigueur le 1er juillet, impose aux employeurs d’adapter les conditions de travail face à ces températures élevées.
Nouvelles obligations des employeurs face à la chaleur intense
Le décret, publié le 27 mai 2025, introduit dans le Code du travail des mesures spécifiques pour prévenir les risques liés aux vagues de chaleur. Les entreprises doivent désormais ajuster l’organisation du travail en fonction des seuils de vigilance établis par Météo-France : jaune, orange et rouge. Cela inclut la modification des horaires pour éviter les heures les plus chaudes, la suspension temporaire des tâches physiquement exigeantes, et l’amélioration des périodes de repos.
De plus, il est impératif d’assurer un accès suffisant à l’eau potable fraîche, avec un minimum de trois litres par jour par personne. Ces dispositions visent à protéger la santé et la sécurité des travailleurs exposés à des conditions climatiques extrêmes.
Mesures de prévention et sécurité au travail pendant la canicule
Face aux températures élevées, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) identifie des seuils critiques à partir desquels le travail devient dangereux : 28 °C pour les efforts physiques, 30 °C pour les tâches sédentaires, et 33 °C pour toute activité.
Pour atténuer ces risques, il est crucial d’aménager les postes avec ventilation ou brumisation et de garantir un accès suffisant à l’eau potable, soit au moins trois litres par jour par personne. En 2024, sept accidents mortels liés à la chaleur ont été signalés, principalement dans les secteurs du bâtiment et de l’agriculture.


